Comment se porte le commerce du poisson à Casablanca

Après la détente qu’a connue le Royaume en abandonnant progressivement les mesures préventives afin d’ endiguer la propagation de l’épidémie du Coronavirus, l’activité commerciale a enregistré une amélioration concrète jusqu’à la survenue d’une vague de hausse des prix alimentaires notamment ceux des produits de la pêche.

Une tournée effectuée durant le mois de Ramadan dans plusieurs marchés de vente de poisson, des pêcheries et le port de Mohammedia, ainsi que le contact des professionnels de services et des métiers connexes ont permis de constater l’ampleur de la baisse de la demande de poisson s à cause du prix de certaines variétés qui a doublé notamment la sardine dont le prix dépasse parfois 20 dirhams le kilogramme alors qu’il ne dépassait pas 5 dhs.

Dans ce cadre, Naima Fadel, traiteur d’événements, a souligné que la demande croissante des produits de confiserie, des sablés, des crêpes et des pastillas qu’elle prépare en abondance durant le mois sacré pour ses clients a connu un ralentissement important cette année par rapport à la situation avant la pandémie.

Mme Fadel a rappelé que l’ épidémie a soufflé fort sur ce secteur, ajoutant que la hausse des prix a aggravé la situation avec l’augmentation des prix des aliments utilisés dans la préparation des plats à base de poisson surtout les crevettes et les calamars.

S’exprimant avec un ton de chagrin, Noureddine, un vendeur de poisson au port de Mohammedia, a indiqué, pour sa part, que la quantité de poissons qu’il a l’habitude de vendre a accusé une baisse due notamment au manque de la demande des acheteurs qui se plaignent du faible pouvoir d’achat, soulignant que cette situation l’oblige parfois à permettre à ses clients le report du paiement de leurs achats de poissons en vue d’éviter la détérioration des poissons.

C ette situation, a-t-il poursuivi, est due à plusieurs facteurs particulièrement la cherté de la vie surtout pour les personnes à faible revenu qui se limitent à l’achat de la sardine qui n’a pas été épargnée par l’envolée des prix, sans parler des clients fidèles parmi les restaurateurs, les détenteurs de snacks et de cafés qui ont manqué à leur tour le rendez-vous à cause de l’impact de la faible consommation de poissons .

Dans une pêcherie traditionnelle située dans la région d’El Mansouria relevant de la province de Benslimane, plusieurs pêcheurs à la canne ont indiqué que le niveau élevé des prix particulièrement du matériel de la pêche et les frais de transport n’empêchent pas de vendre une partie des poissons pêchés, ajoutant que la passion des vagues et les besoins de se nourrir figurent parmi les raisons qui les poussent à continuer la pêche.

Ce constat a été confirmé par nombre de femmes qui s’adonnent à la collecte des moules comme activité génératrice de revenu pour satisfaire leurs besoins de la vie quotidienne, estimant que les difficultés liées au ramassage des moules restent sans contrepartie de la part de se s clients sur la route côtière reliant les villes de Mohammedia et de Bouznika.

Toutefois, le souhait de ces personnes se limite en général à un retour de la situation à la normale, tout en implorant le Tout-Puissant de mettre fin définitivement à l’épidémie et de voir les prix revenir à un niveau raisonnable surtout que les côtes méditerranéenne et atlantique du Maroc abritent des richesses halieutiques très importantes.


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