Ce qu’a dit Mezouar à Jeune Afrique

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La participation de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à de grands rendez-vous comme l’Africa CEO Forum organisé, fin mars, à Kigali est essentielle en ce sens qu’ «elle nous permet de sentir le pouls du continent» et qu’«elle est porteuse d’un message concernant la transformation de nos économies», a souligné le président de l’organisation patronale marocaine, Salaheddine Mezouar.

«Pour nous, il est essentiel d’être présent à ce genre de grands rendez-vous. Cela nous permet de sentir le pouls du continent et de renforcer nos liens avec ses leaders», a affirmé Mezouar dans un entretien publié par Jeune Afrique, dans sa dernière livraison.

«La présence d’une délégation marocaine importante est aussi porteuse d’un message concernant la transformation de nos économies», a-t-il ajouté en réponse à une question sur sa participation audit forum au sein d’une délégation d’une quarantaine de chefs d’entreprise marocains.

«La question de l’intégration est un sujet auquel nous accordons beaucoup d’attention», a insisté le président de la CGEM en observant que «la construction de cette ambition partagée repose en partie sur le secteur privé».

«Aujourd’hui, les gouvernants et les États tranchent concernant nombre de décisions, mais l’on sait que cela ne pourra aboutir si les entreprises n’y sont pas associées», a estimé le chef de l’Organisation patronale marocaine qui a mis l’accent, dans ce même cadre, sur la nécessité de l’accompagnement des investissements africains.

Pour Mezouar, «le Maroc investit beaucoup en Afrique, et nous pensons qu’il doit y avoir une forme de réciprocité». «Nous ne voulons pas donner l’image d’un déséquilibre. Notre pays peut séduire les champions africains, notamment par sa proximité avec le marché européen», a-t-il indiqué.

«Les opportunités existent», a-t-il fait remarquer en soulignant que l’agroalimentaire, l’économie numérique, la banque et plus largement la finance sont des secteurs porteurs.

S’agissant des importants investissements opérés par les entreprises marocaines dans certains pays, le président de la CGEM a rappelé que «notre message a toujours été de dire qu’il doit y avoir une co¬¬création de richesse».

«Le Maroc ne s’inscrit pas dans une démarche conquérante», a-t-il assuré.

«Il est normal que les secteurs privés locaux se défendent, c’était aussi le cas au Maroc à une époque. Mais nous avons compris que nous avons plus à gagner en nous ouvrant aux autres», a-t-il expliqué.

Concernant le nouveau modèle de développement du Maroc, M. Mezouar a souligné que le secteur privé, à travers la CGEM, va y apporter sa contribution.

«Nous sommes convaincus d’une chose fondamentale: ce nouveau modèle doit être inclusif, apporter plus de justice économique et sociale et prendre en compte l’ensemble des régions du Maroc», a-t-il affirmé en insistant sur le fait que «pour y parvenir, il faut des entreprises fortes et socialement responsables pour transformer, dans des délais courts, les projets en réalité»

S.L. (avec MAP)

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