Salles fermées, acteurs et réalisateurs au chômage…le cinéma en berne au Maroc

Le film Gladiator, filmé à Ouarzazate. ©DR

Cela pourrait paraitre étrange et inapproprié de parler de cinéma aujourd’hui. Pourtant, il s’agit bel et bien d’un autre secteur touché et presque anéanti par le Covid-19. Si le confinement permet à beaucoup d’entre nous de visionner des films ou des séries, les nouveautés vont attendre longtemps, très longtemps… car la production cinématographique est en stand-by. Si les salles de cinéma sont désertées au Maroc et dans le monde entier, ce sont également tous les métiers liés de près ou de loin au septième art qui en prennent un sacré coup. Certains réalisateurs comme Nour-Eddine Lakhmari, vivent ce confinement avec optimisme et trouvent de l’inspiration et une raison de vivre dans cette situation.

«J’ai eu la chance de terminer ma série qui sera diffusée pendant Ramadan. J’ai travaillé sur le montage chez moi», nous confie le réalisateur Yassine Fennane. «Mais après ça, je n’ai aucune visibilité», tempère-t-il. D’autres, qui voient tous leurs projets subitement gelés, sont beaucoup moins rassurés. Sans parler des festivals, comme celui de Cannes, dont le report est perçu comme une catastrophe par un grand nombre de professionnels. L’enjeu est aujourd’hui de pouvoir faire vivre tous les nouveaux films ou séries dans un monde virtuel, car on le sait, le déconfinement sera progressif. La question qui coule de source est la suivante : jusqu’à quand l’industrie de cinéma sera-t-elle à l’arrêt ? Aussi, comment ceux qui en vivent vont-ils s’en sortir ? Espérons qu’après de long mois de combat contre le virus, il y ait un engouement sans précédent pour le 7ème art, une volonté de sortir et de profiter des salles de cinéma. Car, c’est bien connu, après toutes les guerres, l’être humain revient à l’essentiel et aux belles choses. Le cinéma en est une.

Hicham Bennani. Les inspirations ECO

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