Le Marocain Hassan Hajjaj expose à New York

Le photographe marocain Hassan Hajjaj fait partie d’une constellation d’artistes africains qui présentent leurs œuvres, jusqu’au 23 août à New York, dans le cadre de l’exposition collective “African Spirits”.

Tenue dans l’enceinte de la galerie Yossi Milo, l’exposition donne à voir des œuvres photographiques prises à l’intérieur et hors du studio, retraçant l’héritage visuel emblématique du portrait photo en Afrique du milieu du XXe siècle jusqu’à l’art contemporain.

L’exposition, qui a ouvert ses portes au public depuis mi-juillet, a fait l’objet cette semaine d’une riche couverture médiatique, notamment de la part du prestigieux “New York Times” et de la radio publique “NPR” (National Public Radio).

Sur sa page web, ce principal réseau de radiodiffusion public non commercial des États-Unis a illustré son article d’une photo prise par l’artiste marocain.

“Hassan Hajjaj, né au Maroc en 1961, est souvent appelé Andy Warhol de Marrakech pour sa fusion entre le glamour et la vie quotidienne. Les deux sont évidents dans son portrait de 2017, Cardi B Unity. La star du rap, vêtue d’une tenue de haute couture, est assise sur des cartons de plastique vert utilitaires sur un fond de tissu texturé. Le cadre est constitué de boîtes de thé vert, chacune décorée d’un papillon”, écrit NPR.

Originaire de Larache, Hassan Hajjaj vit depuis son adolescence entre le Maroc et la Grande Bretagne. Il a déjà exposé dans de nombreuses galeries réputées dont le Brooklyn Museum de New-York et Victoria and Albert Museum de Londres.

Outre l’artiste marocain, l’exposition collective à la galerie Yossi Milo présente des photographes originaires de l’Algérie, du Mali, du Maroc, du Nigeria et du Sénégal. D’autres qui ne sont pas originaires du continent s’inspirent dans leur travail de l’Afrique.

“Depuis son introduction sur le Continent, la photographie de portrait est restée une partie centrale de l’histoire de la photographie africaine. Au début des années 1900, les praticiens nés en Angleterre et en France avaient établi des studios permanents dans la plupart des capitales ouest-africaines. Une génération d’apprentis-entrepreneurs africains s’est rapidement mise à la technologie, ouvrant ses propres espaces pour répondre à la demande croissante de photographies dans la vie quotidienne. Dans les années 1950, la prolifération des studios de photographie et l’adoption culturelle rapide du médium par les photographes et les clients avaient ouvert la voie à l’essor de l’innovation artistique qui a suivi l’après-indépendance”, lit-on dans une introduction de cette exposition par la galerie américaine.

Les images, tant en noir et blanc qu’en couleurs, sont imprégnées de l’esprit de l’identité africaine. “Suspendues aux murs de la galerie, les photos semblent se parler à travers le temps et l’espace et faire des déclarations sur la société et la culture africaines”, souligne NPR.

Fondée en 2000, la galerie Yossi Milo à New York a pour vocation de fournir une plate-forme à une communauté d’artistes influents travaillant sur tous les supports, y compris la photographie, la peinture, la sculpture, la vidéo et le dessin.

S.L. (avec MAP)

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