Fête de la jeunesse: pour une nayda des mentalités !

Par Ahmed Ghayat 

En 17 années, le Maroc a changé, beaucoup changé ! Le développement économique, l’évolution de nos infrastructures, notre place sur la scène internationale… sont autant d’avancées incontestables que nous devons avant tout à notre Souverain.

Paradoxalement, c’est sur le plan sociétal que nous trébuchons. Nous pouvons même avancer, sans nous tromper, que ces dernières années ce sont les mentalités qui marquent le pas, voire régressent.

Les femmes paient le prix fort de ces reculades qui se font sous les coups de boutoir d’une certaine catégorie d’hommes, sûrement peu sûrs d’eux-mêmes, de ce qu’ils sont, peu sûrs de leur virilité qu’ils réduisent à leur sexe. Du coup, ils font des femmes l’exutoire de toutes leurs frustrations !

Autres victimes des censeurs (dans l’acception de «ceux qui étaient chargés de la surveillance des mœurs» chez les Romains) : les jeunes! Les jeunes sont niés ou transformés en chair à canon, et toute envie de vie, toute joie de vivre leur étant enlevées –car oui, malgré les difficultés du quotidien et/ou les craintes de l’avenir, la joie de vivre est l’élément naturel de la jeunesse– ils tombent dans le piège de la violence, la spirale de la mort qui va de la drogue à la radicalisation, de la destruction à l’auto-destruction.

Notre jeunesse a besoin de valeurs, ô combien, mais ce n’est pas en lui fabriquant des interdits à tour de bras que nous lui donnerons la possibilité de s’en forger.

Nos jeunes, dans la société que nos politiques lui concoctent aujourd’hui, sont vieux avant même que d’avoir été jeunes ! Dire cela n’est pas les inciter à la débauche, dire cela c’est au contraire leur donner l’envie de vie, seule antidote possible à la violence.

Nos valeurs culturelles et cultuelles sont un socle solide ; elles n’ont nul besoin de faux tabous ! Et puis, la plus grande des débauches –al fassad, comme on se plaît à l’appeler dans les diatribes politiques–n’est-elle pas de faire des promesses à ces jeunes, promesses qui ne sont jamais tenues ?!

Le meilleur espoir de notre jeunesse est la jeunesse elle-même qui sait pouvoir compter sur le souverain et sur la société civile.

La lutte contre la relégation de notre jeunesse, la place de la femme, l’accès à la culture… sont un seul et même combat, le combat pour l’ouverture, le combat pour l’avenir et pour de futures générations de femmes et d’hommes bien dans leur tête, bien dans leur peau, qui auront appris à vivre ensemble en harmonie, en complémentarité et non en opposition et en confrontation.

Réforme de la moudawana, avancées sur la légalisation de l’avortement… Chaque fois que les femmes se sont battues, elles ont trouvé SM le Roi à leurs côtés.

Les jeunes sont un sujet d’attention particulier de la part du Souverain : à eux aujourd’hui de s’engager résolument dans le mouvement associatif, de prendre la culture à bras-le-corps, de s’investir dans la vie de la cité, à eux de saisir la main tendue, les appels clairs des discours Royaux, à eux de réaliser la nayda des mentalités !


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