Casablanca: les bus de la honte

Marre de voir les Casablancais prendre des bus sales, en piteux état et conduits par des chauffards. Marre de voir les bus de Casablanca polluer le paysage et nos poumons. Mon coup de gueule vis-à-vis de cette situation est partagé par tous les habitants de la capitale économique. Et il faudra encore s’armer de patience pour un changement.

Il faudra patienter jusqu’au mois de septembre 2020, pour voir des bus «beaucoup plus modernes et à la pointe de la technologie», promet ALSA. Pourquoi une telle attente alors que l’accord entre l’autorité organisatrice du transport de la région du Grand Casablanca a été signé le 31 octobre dernier ? Le successeur de M’dina Bus est donc entré en service depuis le 1er novembre 2019. Alors pourquoi attendre encore 8 mois ? Sans doute le temps de faire venir les 700 nouveaux bus « flambants neufs »…

En attendant, ALSA mettra à la disposition des Casablancais des véhicules d’occasion achetés à l’étranger. Et pour le moment, ce sont toujours les anciennes épaves qui circulent. Le nouveau délégataire du transport de bus a fait des promesses pour éviter les pannes répétitives, les problèmes de sécurité ou encore les accidents trop fréquents. Un système pour traquer la vitesse de la flotte et s’assurer du sérieux des chauffeurs de bus est également au programme. Si ALSA a une expérience dans plusieurs villes du Royaume, notamment Marrakech, Agadir, Tanger et Khouribga, la société devra redoubler de vigilance et être très prévoyante à Casablanca. La circulation et le comportement de certains usagers (jets de pierre, agressions…) sont des facteurs qu’il faudra impérativement prendre en compte pour s’adapter. Casa, ce n’est pas Rabat… Si le parc de M’dina Bus ressemble aujourd’hui à une fourrière, c’est aussi parce que l’ancien prestataire n’a jamais trouvé de solution pour maintenir sa flotte en bon état. ALSA trouvera-t-elle la solution à ce casse-tête ?

H.B.

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