Accidents sur nos routes: jusqu’à quand ?

Les accidents de la circulation font 10 morts et 33 blessés graves par jour au Maroc. La sempiternelle question est celle de savoir comment en finir avec ce fléau ? Il est vrai que ce phénomène n’est pas l’apanage du Royaume. Tous les pays du monde en souffrent, mais les causes diffèrent selon le développement et l’histoire de chacun. Sauf que chez nous, un triste constat est flagrant : c’est le non-respect du code de la route à tous les niveaux et à l’échelon national. Le feu, le stop, la ligne continue, la limitation de vitesse…toutes ces règles de base ne sont malheureusement pas assez respectées par nos concitoyens.

Que faut-il faire alors ? Durcir les sanctions ? Revoir tout le circuit d’obtention du permis de conduire ? Peut-être… À moins que le mal soit bien plus profond. D’où l’intérêt de cette Journée nationale de la sécurité routière qui devrait servir de catalyseur à même d’éveiller les consciences et interpeller toute la nation sur les dangers de la route. Si la circulation reste un indicateur clé pour calculer l’indice de développement humain, alors mieux vaudrait ne pas jeter un coup d’œil sur certaines artères ! Ce n’est pas un hasard si les automobilistes Rbatis ont peur de prendre leur véhicule pour venir «se frotter» aux Casaouis.

Chaque ville à sa propre conduite, avec ses dangers… et ses avantages, mais plus globalement, les mauvais élèves, pour ne pas dire les «inconscients au volant», se manifestent plutôt dans les grandes villes. Une récente étude réalisée par Ipsos affirme que l’inattention est la première cause des accidents sur nos routes et que la plupart des Marocains n’ont pas la capacité de remettre en question leur conduite. Si notre parc automobile s’est développé durant ces dernières années au même titre que nos infrastructures, notre grand défi est aujourd’hui d’adapter notre conduite à ces avancées.

H.B.

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