La vidéo d’un dromadaire égorgé sur la place publique choque la toile

chamo

Il est de ces traditions qui vous propulsent dans des pratiques d’un autre âge: celui de survivances primitives païennes. C’est une autre façon de remonter le temps et de se baigner dans ces croyances.

Une vidéo, actuellement largement diffusée sur Facebook, montre des habitants d’un village en train d’égorger un dromadaire. Les images que nous préférons ne pas diffuser, sont insoutenables. « Comment peut-on agir avec autant de barbarie? », « Est-ce possible de tolérer cela? »,  se demandent les internautes. La bête est égorgée, torturée, dépecée. Le sang coule. La foule se bouscule pour assister à la scène et célébrer le sacrifice. L’individu n’existe ici que dans la foule qui croit, soutient et accompagne les fqihs-guérisseurs et leurs adeptes.

La scène se passe au soi-disant moussem de Moulay Brahim. Des femmes en mal de fécondité implorent le marabout de les aider… Les croyances l’emportent sur le bon sens et la raison et conduisent à des comportements qui relèvent d’une transe collective comparable à un délire collectif pour l’observateur extérieur. Ces pratiques ancestrales d’exorcisme sont censées « chasser le diable » du corps, le jinn, agent de toutes sortes de maladies physiques et psychiques. Mais peine perdue, le diable est dans les esprits. Et celui là, il résiste à tous les stratagèmes.

Hicham Lamrani

  • bouchareb

    le diable est dans les esprits!

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