Ces stars qui ont appelé a voter pour Emmanuel Macron

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Entre Macron et Le Pen, le choix n’est plus qu’un secret de polichinelle pour certains people. Puisqu’il s’agit avant tout de contrecarrer le FN avant de soutenir le mouvement En Marche.

Ils sont acteurs, humoristes, écrivains, réalisateurs et même des footballeurs. Tous ont la même chose en commun: l’art. Cet art qui prône l’ouverture avant tout et dont Marianne (la France) est héritière, n’est aucunement compatible avec le programme du FN selon eux.

Pour l’acteur Philippe Torreton , « il n’y a qu’une façon de faire barrage à l’extrême droite, au nationalisme, à la xénophobie, au racisme, à l’antisémitisme, au révisionnisme, au populisme, c’est d’appeler à voter Emmanuel Macron au second tour. Tout le reste est indigne et ne mérite que mépris ».

« Votons Emmanuel Macron ! »  Ce sont les cris du cœur qu’a lancé l’acteur Dany Boon avant de justifier son choix sur sa page Facebook en ces termes: « Prouvons au monde entier et à nous même que nous sommes toujours le pays de la liberté de l’égalité et surtout de la fraternité ».

Même son de cloche pour l’acteur Mathieu Kassovitz qui pense qu’il n’y a plus que Macron pour contrecarrer Marine.

Quant au coach du FC Real Madrid, Zinedine Zidane, le choix Macron n’est rien d’autres qu’une volonté de freiner Le Pen car pour lui « le message est toujours le même, celui de 2002. « Je suis loin de toutes ces idées-là, de ce Front national. Les extrêmes, ce n’est jamais bon ».

Omar Sy, le célèbre humoriste franco-sénégalais, emboite le pas à Zidane par des publications anti-FN tel que son poste sur twitter: « La haine c’est la colère des faibles ».

Ousmane Thiam

  • La France cherche désespérément son Roi…ou sa Reine !
    Ironie du sort, à chaque élection présidentielle française, l’histoire ne cesse de se répéter dans la politique française contemporaine qui, habitée par cette obsessionnelle physionomie de sauveur qui ne cesse de revenir depuis Bonaparte à Hollande.
    Quand le général de Gaulle, était au pouvoir en 1958 après une tentative de coup d’Etat, il incarna pour la majorité de Français à la fois une solution à la crise algérienne et le héros de 1940, une incarnation absolue de figure d’homme providentiel.
    La fin de la 2ème guerre mondiale aidant, De Gaulle parut comme ce leader attendu.
    Tout comme Léon Gambetta qui a fait figure d’homme providentiel pendant la guerre de 1870, en incarnant la résistance patriotique. Pierre Mendès France qui, en 1954 mit fin à la guerre d’Indochine, fit à son tour figure d’homme providentiel. En ce qui concerne François Mitterrand, il est certain que pour la gauche française il a incarné en 1981 une image de sauveur.
    Ségolène Royal elle même, en 2007, a joué de cette mythologie de l’homme ou de la femme providentielle en incarnant une figure qui évoquait celle de Jeanne d’Arc.
    François Hollande qui feignait se présenter auprès des Français comme l’homme d’un programme, incarnait dans ces circonstances cet homme providentiel, juste à peine pour être élu en 2012, et encore.
    Une sorte d’imagination d’Hommes providentiels, hante ou fascine les français le long de leur histoire, de sorte que l’élection présidentielle, sous la Ve République, est comme une rencontre entre le peuple et un homme, qui d’une façon ou d’une autre, à leurs yeux doit incarner une figure de recours. Dont plusieurs figures possibles : soit celle d’un recours volontariste comme celle incarnée en 2007 par Nicolas Sarkozy ; ou alors celle d’un protecteur fictif, rôle endossé par ce même Sarkozy aux élections 2012 ; mais il peut y avoir aussi une figure de recours de la normalité, du collectif et de la solidarité, et c’est François Hollande qui incarnait cette image présidentielle, normale disait-il lui même.
    Le sauveur, l’homme providentiel, ce messie que cherche la France depuis ces deux siècles et demi passés depuis 1789, n’est ce pas une quête de la royauté et de restauration de la monarchie, ce rêve inavoué et jamais assouvi, qui hante son esprit et qui serait pourtant le dénouement de ses souffrances. La France cherche éternellement son roi.
    Mais comment ces politiques peuvent-il duper les électeurs et se faire passer pour des hommes providentiels et des roitelets afin de s’emparer du pouvoir ?
    À chaque succession au trône de l’Elysée, après une brève période de grâce du sauveur élu, c’est chaque fois le désenchantement qui s’en suit, le désamour et la disgrâce.
    Ce messie politique providentiel est une réplique aux crises quasi permanentes, et surtout aujourd’hui, dans une France en crise profonde et multidimensionnelle, encore faut il des personnalités d’exception, ce qui n’est pas le cas du système politique actuel qui n’est pas fait pour générer des hommes ou des femmes d’exception. Macaron ou Lepen, En somme, n’est pas le général de Gaulle, où Jeanne d’Arc qui veut.
    La lamentable banalisation de la vie politique française et de la classe politique qui en est issue, ne permet pas l’émergence de grandes figures historiques ou d’hommes providentiels.
    Et qu’on le veuille ou non, ils sont en voie d’extinction dans la société française.
    Tout comme l’exception culturelle française, morte et enterrée, comme ne cesse de le répéter jean Messier De Vivendi.

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