Parc auto de l’Etat: près de 200.000 véhicules hors-la-loi

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Près de 200.000 véhicules appartenant à l’Etat circulent dans le Royaume en violation flagrante de la loi et du Code de la route. 
Selon Assabah de ce lundi, qui rapporte l’information à la Une, sur la base de données obtenues par le quotidien arabophone, les contraventions relevées ont trait à la visite technique annuelle.
Les véhicules concernés couvrent aussi bien les véhicules de tourisme qu’utilitaires utilisés par l’Etat, les établissements publics et les collectivités locales, sans oublier les engins de travaux publics, les motos et autres.
Citant une source bien informée, Assabah indique que le nombre  des véhicules ne respectant pas les prérogatives du Code de la route a connu une recrudescence au cours des six dernières années, relevant que leur nombre ne dépassait pas 79.600 unités en 2011.
La même source souligne le danger que représente ces véhicules en raison de leur âge, allant même jusqu’à les qualifier de « bombes latentes ».
A titre d’exemple, l’âge des véhicules utilisés par les collectivités locales est passé au cours des six dernières années de dix à dix-sept ans. Raison invoquée: les services de l’Etat ne procèdent pas à la visite technique annuelle à cause d’erreurs dans la préparation du budget, surtout en l’absence de programmation de financement dédié à ce parc.
Plus grave encore, la source du journal dénonce des dysfonctionnements dans les opérations de contrôle sur les routes avec la non application de la loi  aux véhicules portant des plaques d’immatriculation estampées avec la lettre « M » rouge en passant par un vide juridique relatif au système de contrôle  et de sanction.
Ces véhicules budgétivores coûtent cher à l’Etat et, par conséquent, au contribuable. Un exemple en dit long: l’exploitation des véhicules par les fonctionnaires et employés des collectivités locales revient à 1.6 milliard de dirhams par an en hydrocarbures et la Caisse de compensation y contribue à raison d’un demi-milliard.
Le coût total d’exploitation du parc automobile de l’Etat lui revient à 12 milliards de dirhams par an, soit l’équivalent de 1.2% du Produit intérieur brut.
 A signaler que le nombre de ces véhicules est passé de 155.417 , en 2011, à 184.000 actuellement !
N.B.

  • Mehdi

    C’est tout à fait normal!!!!!

    Le problème n’est pas qu’il n’y a pas de budget! Le budget est là, le problème est que les representants des collectivités locales utilisent probablement une partie de ce budget pour se payer des voitures de service de luxe tout en restant dans le budget global de locations + entretiens!

    Pas plus loin que la semaine dernière je roulais en arrière d’une voiture Audi A5 immatriculée J « Commune ». Depuis quand les representants de communes ont le même budget de véhicule de fonction que les Walis!!! Ou du moins ce n’est pas communiqué.

  • Papy 06140

    On ne peut être que d’accord avec vous … ( surtout après avoir passer , 4 heures à la visite technique annuelle ; vendredi dernier de 8 à 12 heure )
    PS : pour ne pas être en retard , suis arrivé à 7 h 30 ….et surprise : 6 voitures déjà occupées de « dormeurs » sur les banquettes arrières ☺☺☺

  • Daoudi Abou Rania

    Nous devons revoir tout le système, on dirait qu’ils veulent profiter à mort de l’argent du contribuable alors qu’on ne voit rien et ne palpe rien de concret dans nos infrastructures, dans notre éducation… C’en est trop, un moyen de locomotion ne doit pas être un luxe, c’est pour l’intérêt du pays, je veux bien qu’un responsable dans les montagnes puisse avoir un 4×4 en vue du climat, mais pas pour celui qui est en basse altitude, et encore, les voitures doivent être fonctionnelles et non luxueuses. Si nos responsables étaient qualifiés, même à vélo ils feront l’affaire, mais comme le paraître est plus important chez eux, ils se pavanent dans de belles voitures au lieu de se focaliser sur leurs tâches.

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