Mélilia: polémique maroco-espagnole autour du prêche de la prière du vendredi

prière vendredi

Le poste-frontière Béni Ensar, au nord-est du Royaume, connaît depuis déjà un certain temps un regain de tension du fait de l’attitude pour le moins hostile des douaniers et des gendarmes espagnols vis-avis des imams marocains.

Ceux-ci, ayant l’habitude d’aller prêcher le vendredi  dans les nombreuses mosquées de Mélilia, n’en peuvent plus de supporter humiliations et provocations presque systématiques de la douane et de la gendarmerie espagnoles, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum. D’autres sources bien informées affirment que leurs confères officiant  dans mosquées de Sebta subissent le même traitement hebdomadaire provocateur, voire humiliant.

En réaction contre ces agissements dont sont victimes les imams marocains dans les lieux de culte des présides occupés, la Commission musulmane en Espagne a publié, vendredi dernier, un communiqué où elle dénonce vigoureusement ces provocations outrancières et non avenues. Les autorités espagnoles ont vite réagi, et d’une manière positive, à ce communiqué en sommant douaniers et gendarmes à plus de respect et d’égard envers les imams marocains.

Malheureusement, cette sage recommandation n’a pas vraiment eu l’effet escompté et la polémique maroco-espagnole concernant le champ religieux à Melilia et à Sebta continue de plus belle à susciter  incompréhension et quiproquos, de part et d’autre. D’un côté, par exemple, Mohamed Aâmar, Président de la Commission musulmane à Mélilia, « prêche » pacifiquement pour le calme et le respect mutuels, De l’autre, en revanche, le maire de la ville, Juan José Ambroda, préfère jeter  de l’huile sur le feu ex prétextant l’inutilité de la présence des imams marocains puisque, dit-il,  Mélilia, comme « la ville espagnole de Santander », a une pléthore d’imams.

Larbi Alaoui

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