Lycées français au Maroc: la situation ne s’arrange pas

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Lors de la journée de grève du lundi 27 novembre, au moins 230 personnes ont fait grève au lycée Lyautey, à Casablanca. De son côté, le lycée Descartes de Rabat a mené deux jours de grève consécutifs, lundi 27 et mardi 28 novembre, après un vote à main levée. Cette action « Cartons rouges » a été menée devant l’ambassade de France, à la capitale du Royaume.

Rappelons que la grève du 27 novembre s’est déroulée dans plusieurs pays. Ainsi, on a compté par exemple, 100% de grévistes parmi les expatriés au lycée de Valence en Espagne, de Londres en Angleterre ou de Beyrouth, au Liban. Et quelque 80% de grévistes dans le primaire à Tanger. Du jamais vu!

Les opérations « Cartons rouges » se poursuivent dans la plupart des établissements du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement du français à l’étranger). Lors des récréations, des Conseils de classe, des rencontres avec les parents, les personnels sortent un carton rouge pour exprimer leur colère devant les restrictions budgétaires annoncées. Les parents se sont également joints à la campagne de protestation et ont rédigé, notamment au lycée Lyautey de la métropole, un communiqué commun avec les professeurs pour exprimer leur crainte face à l’annonce de suppressions de postes.
Beaucoup craignent pour la qualité des cours. Et les associations de parents et des tuteurs des apprenants comptent lancer une consultation auprès des familles pour mettre en place une opération de non-paiement des droits de scolarité pour le deuxième trimestre.

Les établissements de l’OSUI (Office scolaire et universitaire international) étaient aussi en grève ce mardi 5 décembre et ce, à l’échelle mondiale. Ils protestent contre le non-renouvellement de plusieurs postes d’enseignants. Notons enfin qu’en Tunisie, une opération intitulée « Ecoles mortes » a eu lieu ce même jour, pour les mêmes raisons d’ordre pédagogique et organisationnel.

Soufiane Laraki

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