Blue Whale Challenge au Maroc: le témoignage de Brahim (VIDEO)

tifl

Brahim, un jeune adolescent de 14 ans, a échappé de justesse à la mort à cause du Blue Whale Challenge. Souffrant d’une sévère dépression nerveuse, il a été transféré le 5 février au centre psychiatrique de la commune « Saâda », à quelques kilomètres de Marrakech.

L’état de Brahim commençait, depuis quelques jours, à inquiéter ses parents. La victime a perdu énormément de poids, ne mangeait plus, a abandonné ses études et sombrait de jour en jour dans le chagrin et la solitude. Si la mère de Brahim liait ces changements au fait que l’adolescent passait des nuits blanches sur internet, l’infirmière, pendant la mise en place de la perfusion intraveineuse, a découvert la vérité: une baleine était gravée sur le bras de la victime.

Alertés, le staff médical et les autorités locales ont entendu Brahim qui a avoué ce qu’il cachait pendant des mois. C’est l’amour de l’aventure, selon lui, qui l’a poussé à s’engager dans Blue Whale Challenge, sous-estimant le pouvoir de ce jeu morbide. Réalisant des défis, l’étudiant a confié qu’il s’est gravé une baleine au bras, a regardé des films d’horreur pendant la nuit, visité des lieux effrayants, écouté une musique étrange envoyée par les responsables du jeu et s’est fait mal en se plantant un clou dans la cuisse. Ces derniers lui demandaient également quelques informations sur les membres de sa famille pour, selon eux, instaurer une certaine confiance entre les deux parties.

Au fil des défis, Brahim a pris conscience que ce jeu suicidaire risquait de chambouler sa vie. Lorsqu’il a décidé de quitter le monde du Blue Whale Challenge, il a commencé à recevoir des menaces de mort qui concernaient également sa famille.
Brahim est aujourd’hui pratiquement sorti d’affaire, mais doit faire un suivi médical. « C’est difficile de sortir de ce jeu, ils vous disent ce que vous devez faire et ne vous laissent pas le choix », déclare Brahim. Son père ne se doutait pas que son fils risquait de perdre la vie alors que ce dernier avait  simplement téléchargé une application sur internet. « Je dis aux parents de surveiller ce que font leurs enfants, on ne sait jamais ce qui peut arriver. Et je remercie tous ceux qui nous ont aidé à surmonter ce cauchemar », nous déclare le père.
S.L.

  • Siham Siham

    Le fossé entre la tradition et modernité se creuse de plus en plus . Rien de plus normal puisque le privilège est accordée à la jeunesse . Les quarantenaires sont des laissés pour compte , hasebeen car sur internet la parole est donné aux jeunes, aux ados puisqu’ils sont les vrais consommateurs ( il n y a qu’a voir à quel âge les you tuber font des millions voire milliards de vues), le réseautage social est un faite, en être exclu est impensable même inimaginable pour ces petits
    La parents voulant bien faire, offrent encore plus de cette liberté qui leurs a manqué quand ils étaient enfants , pire encore , ils utilisent leurs enfants comme arme pour afficher les fruits de leurs labeurs et leur richesses en ne privant leurs progéniture de rien mais en vain …. sont -ils plus heureux ?

Suggestions d’articles

African Digital Summit, la rencontre de référence pour le digital (VIDEO)

Les travaux de la 4è édition de l’African Digital Summit (ADS), se sont déroulés cette semaine à Casablanca, en présence des professionnels du marketing et du digital, en majorité africains.