Le départ d’Ilyas El Omari décrypté par les voisins espagnols

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L’agence de presse espagnole EFE a consacré un article d’analyse sur les raisons qui ont poussé l’ex-Secrétaire général du PAM, Ilyas El Omari à jeter l’éponge.
Dans son décryptage tel que rapporté par Akhbar Al Yaoum, l’agence de presse ibérique estime qu’Ilyas El Omari est la première victime de la politique du Hirak du Rif. Mouvement de protestation déclenché il y a près de neuf mois, suite à la mort du poissonnier Mohcine Fikri broyé dans une benne à ordures le 28 octobre 2016 à Al Hoceiman rappelle la publication.
Pour EFE, plusieurs raisons ont acculé El Omari à la démission: d’abord, son incapacité à stopper la vague déferlante des islamistes et son incapacité à contenir les protestations du Rif. L’homme a pourtant inondé le PAM de Rifains et la majorité des élus de la région appartiennent à son parti.
Autre raison avancée par l’agence ayant motivé la démission: le dernier discours royal prononcé le 29 juillet dernier à l’occasion de la fête du Trône. Discours au cours duquel le Souverain a vivement critiqué la classe politique marocaine en général dans un clin d’œil au Parti authenticité et modernité entre autres.
EFE ajoute qu’il s’agit de la première démission qui intervient après le discours royal et que le PAM s’est trouvé hors zone de couverture et de solution face à ce qui est décrit comme la plus grande crise du pays depuis des années.
Le média espagnol va plus loin dans son analyse en avançant que de « sérieux doutent planent quant à la poursuite du PAM en tant que projet politique ».
L’agence estime que parmi les autres raisons à l’origine de la démission d’El Omari, on retrouve son incapacité à édifier un parti moderniste pour faire face aux islamistes, en plus de l’absence de personnalités charismatiques au sein du PAM. On reproche enfin à El Omari d’avoir été incapable d’effacer l’image d’un parti trop proche du Palais, conclut EFE.
N.B.

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