« Layali jahannam », le nouveau film de Hamid Bénani en avant-première à Rabat (VIDEO)

Reportage photos: Larbi AlaouiReportage photos: Larbi Alaoui

C’est dans la soirée de jeudi 7 septembre, qu’a eu lieu l’avant première du nouvel opus de Hamid Bénani, à la salle 7ème Art de la capitale. La projection a vu la présence du réalisateur, de la plupart des comédiens, de l’équipe technique du long-métrage, ainsi que de nombreux cinéphiles, dont des people du monde de la culture, du théâtre et du cinéma.

« Layali jahannam » (Nuits d’enfer), titre du film curieusement traduit en français par » La nuit ardente », faisant penser à une nuit d’amours torrides, sortira dans les salles obscures marocaines le 13 de ce mois. D’une durée de 97mn, réalisation, scénario et dialogue de Hamid Bennani, le film est magistralement interprété par Sanae Mouziane (Atika), dans le rôle principal, et d’une pléiade de comédiens, dont Abdenbi El Beniwi, Sandya Tajdin, Abdemajid Lamrani, Youssef El Idrissi, Fatima Cheguer…

Le long-métrage relate les péripéties des membres d’une famille traditionnelle bourgeoise, sous le joug d’un père acariâtre, autoritaire,borné et détestant le penchant artistique de sa progéniture. Celle-ci, en la personne de Atika, rêve d’une carrière de chanteuse du même acabit que celle de Smahane, la diva égyptienne qu’elle idolâtre et dont elle imite et la voix suave et l’apparence physique et vestimentaire à s’y tromper, suivant en cela l’exemple d’Oum Hani, sa mère décédée qui adorait le chant et la musique.

Et ces  » Layali jahannam » vont se transformer en descente aux enfers pour Atika. Fuyant la maison paternelle étouffante, elle va vivre de déception en déception, d’espoir furtif vite assombri par dépit et souffrances physique et morale: amours contrariées, vol, viol; tentative de suicide…

Cette  » nuit ardente » ( re sic) finira toutefois par un « happy end » un peu tiré par les cheveux, d’après l’humble avis de votre serviteur,  synonyme de  » tout est bien qui finit bien » pour Atika, son frère et l’ami intime de ce dernier, ex-amoureux de l’héroïne. Mais le film reste, malgré ce bémol personnel, de bonne facture et aura sûrement sa place au sein de la  jeune cinémathèque nationale. Bon spectacle!

Larbi Alaoui

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